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Burundi - Un ancien membre de l’ACAT Burundi en prison

Appel du mois - Octobre 2017

Germain Rukuki, ancien membre de l’ACAT-Burundi, est actuellement détenu arbitrairement pour avoir collaboré avec l’ACAT, association interdite par le régime en place.

Germain Rukuki a été arrêté sans mandat, à son domicile de Bujumbura, le 13 juillet 2017 par des policiers. En violation de la loi, il est resté détenu au secret quatorze jours dans les locaux du Service national de renseignements (SNR). Le 26 juillet 2017, il a été transféré à la prison de Ngozi sans avoir été auditionné par le magistrat du Parquet, autre violation de la loi.
Lors de sa première audition, le 1er août 2017, Germain Rukuki a été accusé “d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat” et de “rébellion” pour avoir collaboré avec l’ACAT-Burundi. Au cours des auditions suivantes, le Ministère public n’a apporté aucune preuve de ces accusations. En violation de la loi, le 17 août, la Chambre du conseil du Tribunal de grande instance de Ntahangwa a décidé de confirmer le placement en détention préventive de Germain Rukuki.
Le 25 août, plusieurs Rapporteurs spéciaux des Nations Unies ont réagi publiquement, indiquant se préoccuper dans cette affaire de “l’usage d’accusations d’atteinte à la sécurité nationale pour viser l’exercice légitime de la liberté d’expression et de la liberté d’association”.
Vu les nombreuses irrégularités constatées dans la procédure judiciaire intentée à l’encontre de Germain Rukuki et l’absence de la moindre preuve de culpabilité de ce dernier pour les crimes “d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat” et de “rébellion”, nous vous invitons à écrire au Président Nkurunziza pour demander la libération de Germain Rukuki.

Il est préférable de ne pas faire allusion à votre propre appartenance ou soutien à l’ACAT.

Contexte

En moins de trois années, le Burundi est retombé dans une crise politique majeure avec de multiples violations des droits de l’homme. Le 25 avril 2015, le président Pierre Nkurunziza annonce qu’il se présente à l’élection présidentielle pour un troisième mandat consécutif, et cela malgré le refus du parlement de modifier la Constitution à cet effet.
Tous les partis d’opposition comme les organisations de la société civile appellent à la mobilisation citoyenne pacifique pour faire échouer cette dérive totalitaire. Le régime en place s’engage alors dans une politique d’affaiblissement délibéré de cette société civile. Il profite de l’échec du coup d’Etat du 13 mai 2015 pour décimer la plupart des médias indépendants. Les défenseurs des droits de l’homme sont contraints de quitter le pays. En novembre 2015, c’est le coup de grâce : les activités de la majorité des associations de défense des droits de l’homme, y compris celles de l’ACAT Burundi (dont le président à dû fuir à l’étranger), sont interdites et leurs comptes bancaires gelés.

Lettre - Octobre 2017 - Burundi
Cette lettre en français est prête à imprimer. Avant de l’envoyer, n’oubliez pas de la dater et signer.

La lettre est adressée à :
S.E. M. Pierre NKURUNZIZA, Président de la République

N’oubliez pas :
vos nom et prénom, votre adresse, la date, votre signature

Timbrez à 1,30 €

Écrivez avant le 31 octobre 2017

Si vous le pouvez, merci d’envoyer une copie de votre lettre à l’Ambassade du Burundi à Bruxelles , Square Marie-Louise 46, B-1000 Bruxelles
(Timbre à 0,95 €)


Sources  :
- ACAT-France
- FIACAT

 
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