Conférence du Dr Sophie Minette – 29 septembre 2015

« Quel renouveau de l’éducation religieuse et philosophique à l’école ? Enjeux juridiques et approche de droit comparé »

Le Dr Sophie Minette est juriste à Luxembourg et docteur en droit de l’Université Catholique de Louvain où elle a soutenu en 2013 sa thèse en droit des religions.

Vous trouverez ci-dessous le résumé des problématiques qui furent abordées lors de cette conférence devant une quarantaine de personnes diversement préoccupées par les réformes de l’enseignement religieux généralement en Europe et principalement au Luxembourg.

Résumé :

Dans le contexte actuel de mondialisation et de laïcisation, des propositions de réformes de l’enseignement religieux – particulièrement l’enseignement de la religion catholique dans nos contrées – émanent de différentes parts. Certaines, souvent qualifiées de radicales, militent pour une suppression pure et simple de cet enseignement, arguant de son caractère endoctrinant, non neutre voire prosélyte, et souhaitent enseigner en lieu et place, aux enfants, des notions d’histoire de la philosophie ou des religions. D’autres, que d’aucuns qualifieront de plus nuancées, cherchent à adoucir un enseignement jugé trop « hors du temps » en l’enrichissant ou le remplaçant par un enseignement porté sur l’ouverture aux autres religions et convictions.

Comment comprendre cette tendance qui fait l’actualité au Luxembourg, mais aussi en Belgique ou dans d’autres lieux, où des discussions sont en cours pour une suppression des cours de religion ? Quelle analyse peut-on faire des arguments avancés par les responsables politiques qui sont souvent une volonté d’éviter que l’on doive séparer les élèves catholiques, musulmans ou juifs en fonction de leurs croyances (comme il est souvent d’application dans la situation actuelle) ou encore de garantir la neutralité de l’État ? Comment cette position politique a-t-elle été envisagée et quelle solution a-t-elle été proposée ailleurs en Europe ou au Québec ? La jurisprudence nationale et internationale mais aussi les disciplines telles que la psychologie ou la philosophie du droit permettent d’apporter un certain éclairage à ces questions et une vision différente de celle souvent véhiculée. Dès lors, ces questions et bien d’autres encore seront envisagées afin d’ouvrir plus largement le champ de réflexion.

La conférence fut suivie d’une séance de débat et de questions-réponses soulevant la nécessité impérative de trouver dans l’enseignement public un consensus qui permette à toutes les sensibilités éducatives de se retrouver mais aussi dénonçant l’idéologie de défiance vis-à-vis du fait religieux qui semble être le moteur des réformes, voire la volonté de suppression pure et simple de son enseignement.

Le débat fut clos sur l’intervention spontanée de M. Jacques Santer qui félicita notamment notre conférencière pour son message d’espérance.

 
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