Banquet de la Saint-Yves 2018

LE BENELUX À L’HONNEUR AU BANQUET DE LA SAINT-YVES

La Conférence Saint-Yves (CSY), l’association des avocats et des juristes catholiques, a invité à l’occasion de son traditionnel banquet annuel Monsieur Thomas ANTOINE, Secrétaire général de l’Union Benelux.

Le défi était grand pour ce dernier qui succédait en tant qu’orateur du banquet de la Saint-Yves à des personnalités de premier plan comme le Président de la Cour de Justice de l’Union européenne en 2017, le Président de la Banque du Vatican en 2016, ou encore le Président de la Cour européenne des droits de l’Homme en 2015. Mais c’est devant un auditoire assidu et conquis que M. Thomas ANTOINE a magistralement relevé le défi en alliant le sérieux du diplomate, sa bonhomie toute personnelle et l’analyse percutante d’un homme au service de l’Intérêt général.

La Saint-Yves dans la vie juridique luxembourgeoise : diversité juridique et aide Pro Bono

Avant de donner la parole à son orateur invité, le Président de la CSY William Lindsay SIMPSON a rappelé que le rôle d’un « juriste catholique » n’est pas de remettre en question de front le système dans lequel l’avocat et le juriste travaillent (en dénonçant par exemple les big law firms dont le seul but serait de maximiser leurs profits) mais de développer à sa petit échelle un esprit de « confraternité » et de « tendre l’oreille aux nécessiteux » par le travail pro bono ou en s’investissant dans la société.

Le secrétaire de la CSY, Nicolas DUCHESNE, a par la suite pris la parole en présentant le travail d’aide juridictionnelle que la CSY souhaite mettre en place l’année judiciaire prochaine avec la constitution d’une équipe d’avocats (il manque encore un local).

Puis Agnès MORICEAU, étudiante en master de droit et membre du Petit Comité de la CSY, a fait le bilan des activités de cette année judiciaire 2017-2018 avec l’organisation de conférences et d’évènements touchant à l’élaboration des normes au Grand-Duché, le droit funéraire, le droit du vin, les enjeux du droit bancaire, et les témoignages de praticiens du droit des affaires devant les étudiants de l’UNIL. À cet égard, le cycle d’entretiens sur « La place financière et la règle de droit » initié avec succès en novembre 2017 sera continué le 24 septembre 2018 avec la venue de M. Antoine KREMER (ABBL & ALFI Head of European Affairs à Bruxelles) qui nous entretiendra sur « La place financière et les institutions européennes » dans les locaux de PwC.

Le Benelux à l’honneur : un droit inconnu mais quotidien

Monsieur Thomas ANTOINE a été ambassadeur de Belgique au Grand-Duché de Luxembourg (de 2013 à 2017) dont la feuille de route incluait le Benelux revival. C’est dans la continuité de cette mission qu’il a été nommé Secrétaire général du Benelux, une union régionale entre la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas à la fois laboratoire pour l’Europe et modèle de coopération transfrontalière sur certains volets comme le marché intérieur, le développement durable, la justice et la sécurité. À cet égard, les dispositions matérielles Benelux applicables au Grand-Duché sont extrêmement diverses incluant, pour la plus connue, la convention Benelux en matière de propriété intellectuelle, et pour les moins connues, les conventions Benelux relatives aux comourants, aux armes et munitions, ou encore relatives à l’astreinte.
Qualifié de droit « inconnu » mais « dont les impacts sont quotidiens » par un Procureur général honoraire de la Cour de cassation belge, le Benelux est avant tout une coopération originale entre trois pays caractérisés par un esprit pionnier et pragmatique. C’est dans cet élan que cette organisation a soufflé ses 60 bougies le mois de juin dernier. À cette occasion, « l’attachement commun [des] trois pays à cette institution » a été rappelée par l’actuelle présidence belge du Benelux soulignant que le Benelux doit continuer à jouer le rôle de « modèle d’intégration régionale pour le présent et l’avenir » car le « potentiel d’intégration du Benelux reste grand ».

La « brique » et la « bonne lumière » du Benelux

Monsieur Thomas ANTOINE a tout de suite capté l’attention de son auditoire en comparant la construction Benelux à une simple brique (il tenait d’ailleurs une brique dans sa main). Cette même brique que l’on peut utiliser comme un instrument belliqueux (en la lançant à son voisin), que l’on peut utiliser pour construire un mur (pour se protéger de son voisin), mais surtout que l’on peut tenir horizontalement « symbolisant [alors] le pont, l’ouverture, l’hospitalité, le lien, l’idée de paix active et chaleureuse ».

C’est par cette troisième utilisation de la brique que les fondateurs du Benelux partirent de l’union économique et douanière (Union économique du Benelux de 1948) pour arriver à l’union politique (avec l’Union Benelux en 2008) ouvrant un chemin que les Pères de l’Europe empruntèrent pour créer le marché commun.

L’Union Benelux a tracé une route pour porter un destin singulier : « nomen est omen » (chaque nom porte un destin). Ainsi Thomas Antoine a rappelé que le Benelux peut évoquer une « bonne lumière » - cette douce lumière du Nord si prisée par les artistes - car elle éclaire sans éblouir.

Discours d’introduction - Banquet 2018
Livret - Banquet 2018
Feuille de messe - Banquet 2018
Compte-Rendu - Banquet 2018
 
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