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Juan Alberto Chambi et Piotr Sass – 2 témoignages

Juan Alberto Chambi et Piotr Sass ont été ordonnés diacres en la Basilique d’Echternach le 18 octobre 2014. Pour cathol.lu, les deux diacres ont bien voulu témoigner de leurs parcours et leurs motivations pour s’engager comme diacres, en vue du presbytérat.

Juan Alberto CHAMBI

Quel est votre parcours ?

Issu d’une famille chrétienne, je suis né au Pérou en décembre 1963. Comptable de formation, j’ai travaillé au Pérou et puis la vie m’a conduit au Grand-Duché de Luxembourg. 
Étant citoyen non-communautaire, c’est grâce à la confiance en Dieu et à l’effort personnel que j’ai pu réussir ma vie en travaillant dans le domaine « comptabilité et ressources humaines » du secteur privé luxembourgeois.

Après quelque temps de discernement, c’est en 2009 que j’ai décidé de répondre à l’appel de suivre le Christ, un appel qui m’avait accompagné depuis ma jeunesse. J’ai démissionné de mon poste de travail et je suis entré au Grand Séminaire de Lorraine à Metz, cinq heureuses années de vie communautaire s’y sont écoulées. 

Après avoir vécu un stage pastoral riche en expériences à la paroisse de Belair à Luxembourg, je découvre actuellement une autre réalité dans la communauté pastorale Hueschtert, Niederanven, Schëtter, Sandweiler, Syrdall qui réunit 13 communautés locales. 

Qu’est-ce qui vous a poussé à vouloir devenir diacre… en vue du presbytérat ?

J’avais 18 ans, c’était dans un groupe de prière à Arequipa (Pérou) que j’ai vécu une vraie rencontre personnelle avec Jésus, qui a réveillé en moi l’envie de marcher avec lui.

Mes expériences dans le monde réel du travail et dans la société, d’abord au Pérou puis au Luxembourg, m’ont montré l’existence d’une misère humaine qui m’a fait réaliser que le Seigneur m’appelait à le suivre à travers le chemin du presbytérat car une phrase de l’Évangile retentissait souvent à l’intérieur de moi : « ils étaient comme des brebis sans berger ». C’est cet amour de Dieu pour toute l’humanité qui m’a poussé à dire OUI pour aimer et servir l’unique Berger, Jésus-Christ et son Église.

Au fait, quel est le rôle du diacre ?  

Le diacre, avec charité et sagesse, aide l’évêque et son presbyterium dans la proclamation de l’Évangile, dans la préparation du sacrifice eucharistique à l’autel et dans la distribution aux fidèles du Corps et du Sang du Christ. Il pourra aussi présider aux prières, administrer le baptême, assister au nom de l’Église au mariage et le bénir, porter le viatique aux mourants et présider au rite des funérailles. Il reste fidèle à l’Évangile par ses actes et ses paroles et au célibat comme signe du don de gratuité et de disponibilité pour le service de l’Église, à l’exemple du Christ serviteur.

Qu’est-ce que vous aimeriez faire « bouger » dans l’Église ?

Dans une société en mutation comme la nôtre, l’Église garde plus que jamais la mission prophétique que Jésus lui a confiée. Annoncer à tous les peuples et nations la Bonne Nouvelle avec courage et conviction car la force de l’Esprit de Dieu guidera son peuple vers la Vérité qui nous rendra libres. Accueillir avec humilité et charité cet Esprit d’unité et de communion afin qu’il nous inspire à devenir des messagers de pardon et de réconciliation car nous sommes tous enfants d’un seul Père.

Piotr SASS

Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Piotr Sass. Je suis né en 1980, dans une famille de quatre enfants, dans une ville qui s’appelle Głogów, à l’ouest de la Pologne. À l’âge de 15 ans, j’ai commencé à écouter une série de catéchèses pour jeunes et adultes qui étaient données dans la paroisse de mon quartier et j’ai commencé à fréquenter la communauté néocatéchuménale.

En 1999, après avoir obtenu mon baccalauréat, j’ai commencé mes études à l’université polytechnique de Poznań, où en 2005 j’ai obtenu ma maîtrise de technologie en chimie. Pendant les trois dernières années d’études, j’ai fréquenté le centre vocationnel à Varsovie.

Les pèlerinages aux JMJ, où pendant une rencontre vocationnelle avec les initiateurs du Chemin Néocatéchumenal, les jeunes ont la possibilité d’exprimer leur désir de suivre Jésus dans la vie consacrée, ont joué un rôle très important dans ma démarche. J’ai exprimé ma disponibilité à entrer dans un séminaire aux JMJ à Cologne en 2005. Les JMJ suivantes à Sydney, à Madrid et à Rio de Janeiro ont par la suite confirmé ma vocation.

J’ai ainsi commencé ma formation en 2005 au séminaire Redemptoris Mater de Roermond aux Pays-Bas, où je suis resté 5 ans en étudiant la philosophie et la théologie au « Groot Seminarie van Rolduc ». Les plus de cent Séminaires Redemptoris Mater, présents sur les 5 continents, sont issus du Chemin Néocatéchuménal. Ils sont l’un des fruits du Concile Vatican II et sont missionnaires et diocésains, puisqu’ils dépendent de la mission que l’Évêque leur confie, en particulier l’évangélisation de l’homme sécularisé (missio ad gentes), partout là où l’Église nous envoie.

En 2010, j’ai été envoyé en Belgique pour continuer mes études au séminaire Redemptoris Mater de Bruxelles créé cette même année. Enfin, j’ai fini mon parcours théologique en suivant les cours au Séminaire Johannes XXIII de Louvain.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vouloir devenir diacre… en vue du presbytérat ?

Le Chemin Néocatéchumenal m’a aidé à interpréter les événements de ma vie d’une nouvelle façon, par la proclamation de la parole de Dieu comme une parole vivante, une parole puissante qui est capable de transformer ma vie. J’ai donc vu comment cette parole se réalisait dans ma vie et dans la vie des gens qui, comme moi, faisaient partie d’une communauté néocatéchumenale.

Certaines choses m’ont fortement touché : des familles qui ont tout quitté – travail et maison – pour partir à l’étranger avec leurs enfants, souvent nombreux, et annoncer l’Évangile. Ou encore l’esprit de communion qui se crée parmi les frères et sœurs dans la communauté par l’annonce de la parole de Dieu. J’ai ainsi vu des signes de la foi et la beauté d’une authentique vie chrétienne. J’ai expérimenté une communauté dans laquelle naissent des vocations au mariage chrétien et à la vie consacrée.

Au fait, quel est le rôle du diacre ?

Le rôle de diacre, que j’exercerai dans le cadre de ma préparation au sacerdoce, est de servir l’autre comme Jésus l’a fait. Le but de mon diaconat est donc de rapprocher les gens à Lui par l’annonce de l’Évangile, par le témoignage de Jésus dans ma propre vie. Le diacre est aussi appelé à donner la possibilité aux malades de s’unir à Lui dans la communion eucharistique.

Qu’est-ce que vous aimeriez faire « bouger » dans l’Église ?

Pour moi, l’appel à la sainteté de vie, une vie authentiquement chrétienne, redécouvrir et revivre le trésor du baptême, sont des choses primordiales. L’aspect du témoignage de la présence de Jésus ressuscité dans ma vie devrait prendre la première place. C’est Jésus Christ qui peut toucher les personnes et transformer leurs vies. Par mon service de diacre, je voudrais bouger les cœurs des hommes ver le Christ et arranger une rencontre personnelle avec Lui.

Par ailleurs, je souhaite que les gens trouvent une place dans l’Église, une communauté qui les aidera à vivre plus consciemment leur vocation à la vie chrétienne. Que ces communautés puissent aider à découvrir la vocation particulière de chacun et qu’elles puissent servir avec zèle à l’église universelle et à l’église particulière. L’Esprit Saint a suscité beaucoup de mouvements et de charismes, surtout après le Concile Vatican II. Cela conviendrait à tous de s’ouvrir à ces nouvelles réalités de l’Église.

 
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