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Pèlerinages diocésains

Tous pèlerins sur une même terre ...
«La solution vient en marchant»
Saint Bernard de Clairvaux
article de Renée Schmit
Responsable des pèlerinages diocésains

Depuis ses débuts, le christianisme accorde une importance accrue aux lieux de pèlerinage, dont le premier mène sans doute au Saint Sépulcre à Jérusalem ou encore au tombeau de saint Pierre, voire au tombeau de l’apôtre saint Jacques à Compostelle. Si les marches pèlerines ont connu leur apogée au Moyen Âge, nous constatons que cette forme de piété populaire, liée très souvent à une démarche existentielle, n’est pas une relique du passé, mais vient de regagner l’Occident depuis un certain temps déjà. Non rares sont ceux qui prennent la route pour se désapproprier temporairement de leurs obligations professionnelles et autres ou pour faire volontairement un chemin d’action de grâce qui mène vers un de ces multiples sanctuaires que connaît la vieille Europe chrétienne. C’est ainsi qu’au cours des derniers mois, différentes offres de pèlerinages diocésains ont invité à de beaux moments de fraternité pour renouer avec le Christ par l’Écriture Sainte, l’héritage des Pères de l’Église et la lecture des écrits des grandes figures de la spiritualité chrétienne. Dans une telle dynamique, 50 personnes ont participé récemment à un pèlerinage intercommunautaire qui mena au sanctuaire de Fatima. Ce projet fut une collaboration fructueuse entre les responsables diocésains, le recteur du sanctuaire de Wiltz et les Servantes de Notre Dame de Fatima. En marchant sur les pas de sainte Jacinta et de saint Francisco, enfants bergers du terroir, auxquels la Vierge Marie est apparue entre le 13 mai et le 13 octobre 1917, les pèlerins ont pris conscience de l’actualité de ce message marial qui ne cesse de faner, en diffusant l’appel à revenir vers une plus grande simplicité de vie et de vivre une démarche de réconciliation qui mène vers la paix. Lors d’une audience privée et d’un temps de partage avec le Cardinal Antonio Marto de Leiria-Fatima, les relations entre l’Archidiocèse de Luxembourg avec son sanctuaire, dédié à Notre-Dame de Fatima à Wiltz et Fatima, et jumelé depuis de nombreuses années avec Fatima, ont été renouées. De surcroît, l’expérience spirituelle du pèlerinage donna une belle opportunité pour découvrir le patrimoine culturel du Portugal à travers des visites de Batala, Alcobaça et Coimbra.
Hormis ce projet intercommunautaire, 200 personnes (valides et malades) avaient pris la route vers le sanctuaire de Lourdes quelques mois auparavant. Dans le cadre du 160e anniversaire des apparitions mariales à Bernadette Soubirous, célébrées en cette année au sanctuaire de Lourdes, l’Archevêque de Luxembourg, Mgr Jean-Claude Hollerich, a présidé le pèlerinage diocésain annuel à la Grotte de Massabielle.
Quelques mois auparavant, une 30taine de personnes se sont rendues en Lituanie avec le sanctuaire de la Miséricorde Divine à Vilnius. La préparation et l’accompagnement de ce pèlerinage a été le fruit d’une belle collaboration entre le service diocésain et les responsables du Réseau Mondial de prière du Pape, voire de la communauté jésuite. Aussi pour les pèlerins ce fut l’occasion d’entrer en contact avec une population remarquablement hospitalière et d’écouter le témoignage d’une Église tant éprouvée pendant les temps de l’occupant communiste.
À côté des offertes diocésains de l’année 2018, d’autres pèlerinages ont eu lieu, proposant des pérégrinations à Rome, à Assise, à Lisieux ou encore en Espagne sur les pas des grandes figures de la mystique espagnole avec Thérèse d’Avila ou Jean de la Croix.
La toute dernière proposition diocésaine du cycle 2018, intitulée « Aller au cœur de la foi », était un périple en Bourgogne en vue de mieux connaître la vie et l’œuvre de grandes figures de la sainteté bourguignonne. À partir de Dijon où se trouvent actuellement les reliques de sainte Elisabeth de la Trinité, jeune carmélite du siècle dernier, prônant le chemin de la sainteté enraciné dans le baptême et vécu dans une vie ordinaire, le groupe s’est rendu à l’abbaye de Cîteaux pour se plonger dans la vie de saint Bernard, grand réformateur cistercien du Moyen Âge. Par la suite, le sanctuaire de Paray-le-Monial figurait au programme, présentant deux autres grandes figures de la sainteté qui ont commencé à propagé la spiritualité du cœur du Christ à partir du XVIIe siècle : sainte Marguerite-Marie Alacoque et saint Claude de la Colombière s.j.. Pour clôturer ce parcours passionnant, un bon nombre de pèlerins courageux ont marché sur le chemin de saint Jacques de Compostelle en montant vers « la colline inspirée » de Vézelay avec sa Basilique impressionnante dédiée à sainte Marie-Madeleine.
En effet, chaque pèlerinage est un chemin de confiance où il faut quitter des terres connues pour découvrir de nouveaux horizons. « Confiance du cœur, source de richesse », n’est-ce pas aussi un de ces multiples refrains qui depuis la colline de Taizé résonne à travers le chant de la communauté des frères qui ne cesse de signifier et d’annoncer l’évangile. Or, cette confiance du cœur, propre au pèlerin, navigue un triple sens : confiance en soi-même, confiance dans les autres et confiance en un Dieu qui aime tout un chacun. Le vrai pèlerin a besoin de ce cœur confiant, comme d’une saine curiosité intellectuelle et du goût de l’aventure, pour lâcher prise au moment opportun, avançant alors vers Celui qui nous attend toujours au bout de la route.
Très souvent le pèlerinage a été vu comme une parabole de l’Église, communauté de croyants qui vit un chemin de conversion pour découvrir des horizons nouveaux et trouver des terres nouvelles à habiter. Aussi il apparaît comme la parabole d’une Église qui ne baisse pas les bras, mais continue à prendre ses risques, sans oublier de se relier. Prendre la route du pèlerinage n’est donc pas une fuite de la réalité ou un passe-temps quelconque, mais un chemin catéchuménal qui offre un temps de grâce aux pèlerins pour approfondir la foi au milieu de tant d’autres préoccupations. Il invite à retrouver le puits de la foi, en brûlant du temps à sa margelle et en buvant de son cru. C’est dans ce sens que le pèlerin devient lui-même un témoin de la foi par la fraternité en Christ, première expression de la communauté des croyants.

 
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