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Philosophie (PH) – 001

Histoire de la philosophie I : L’antiquité grecque et tardive

22 septembre 2017

2h, 3 ECTS, Chris Doude van Troostwijk, María de La Salette Casariego (coteaching)

Objectif

« On n’apprend l’histoire de la philosophie que pour apprendre à philosopher », enseigna Emmanuel Kant. Le module Histoire de la philosophie fournira une introduction globale dans l’histoire de la philosophie occidentale de l’antiquité à nos jours, non tant pour transmettre des connaissances que pour apprendre à découvrir nos propres questions dans celles de nos ancêtres proches ou lointains. Aussi l’approche sera onto-herméneutique, c’est-à-dire qu’à partir de la question métaphysique de l’adéquation, la question de savoir comment rimer penser et être, l’étudiant va systématiser d’une manière critique les réponses et questionnements fournis par la tradition occidentale de la réflexion philosophique.

Contenu

Bien qu’on puisse opposer muthos et logos comme religiosité versus rationalité, les débuts de la philosophie occidentale dans l’antiquité grecque montrent que ces deux discours ne s’opposent moins qu’ils ne sont deux expressions d’un étonnement originaire partagé : l’étonnement de l’homme face à l’être et face à sa propre existence. Raconter d’où l’on vient et reconstruire le principe de l’être sont deux manières de s’occuper de ce que ce cours proposera comme problématique centrale : la question de l’archè. Signifiant à la fois commencement et principe, cette notion fut articulée pour la première fois par les penseurs présocratiques – Parménide, Héraclite, Pythagore et autres. Elle ne cessera de hanter la réflexion jusqu’à la fin de l’antiquité, voire jusqu’à nos jours. De la manière dont elle est répondue dépendra toute la variété des visions du monde théoriques, pratiques ou esthétiques. Pour Platon, l’unité de l’être pousse à l’acceptation des idées, dans lesquelles aussi bien les phénomènes que la compréhension vraie naissent. Pour Aristote par contre, la cohérence de l’être qui est en devenir constant appelle à l’invention du principe de téléologie. De ces réponses divers, les œuvres des Épicuriens, des Stoïciens et des néoplatoniciens (Plotin), tirent des conséquences qui ont, parmi d’autres, influencé la constitution de la doctrine chrétienne. Il ne s’agit pas simplement de l’emprunt du vocabulaire philosophique par une théologie naissante. Il s’agira d’une vraie adoption de structures de pensée et des logiques argumentatives.

Bibliographie sommaire

  • Jacqueline RUSS, Panorama des idées philosophiques. De Platon aux contemporains, Paris, Armand Colin, 2014.
  • Laurent JAFFRO, Monique LABRUNE (éd.), Gradus philosophique : un répertoire d’introductions méthodiques à la lecture des œuvres, Paris, Flammarion, 1994.
  • Roger-Pol DROIT, La philosophie expliquée à ma fille, Paris, Seuil, 2004.
  • Jean-Pierre et Marie-France LAINÉ, Entre en philosophie, Paris, Pierre Téqui, 2001.
  • Louis DE RAEYMAEKER, Introduction à la philosophie, Paris/Louvain, Éditions Béatrice-Nauwelaerts/ Publications Universitaires de Louvain, 1964.
Philosophie (PH) – 001
 
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