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François - sa vie et son oeuvre

1er dimanche du Carême

Le 4 octobre de cette année nous allons commémorer le 800ème anniversaire de la mort de saint François d’Assise.

Voilà une belle occasion pour jeter un regard détaillé sur ce saint extraordinaire et de voir comment le patron de notre paroisse vivait et quels sont les éléments de son œuvre qui nous accompagnent encore aujourd’hui.

Jetons également un regard sur la façon dont le message de saint François sur la pauvreté et l’amour du prochain a été accueilli et comment la spiritualité franciscaine s’est développée au cours de ces huit cents ans.

Le temps du Carême qui vient de commencer est un temps idéal pour entamer une réflexion sur ce saint qui nous a donné l’exemple d’une vie dans la simplicité et le renoncement.

Saint François naquit dans la ville d’Assise en l’an 1181 ou 1182. Il s’est éteint le 4 octobre 1226, âgé de 44 ou 45 ans. Il fut canonisé seulement deux ans après sa mort.

Saint François est le fondateur de l’ordre des franciscains, appelé ordo fratrum minorum, qui connut un succès fou dès le début et qui s’est répandu à travers l’Europe endéans quelques décennies seulement.

François est issu d’une famille aisée. Son père Pietro di Bernadone et sa mère Giovanna étaient des marchands d’étoffes.

En réalité, François avait reçu le nom de Giovanni lors du baptême. Or, son père, de retour de la France où il avait conclu des affaires, lui donna le nom de Francesco, petit Français. Ce fut ce nom qui lui resta.

Son père insista pour que François le rejoignît comme marchant dans son commerce pour assurer la succession. Il envoya son fils à l’école où il apprit l’écriture et le calcul.

Devenu adulte à l’âge de quatorze ans, François apprit le métier de commerçant dans le négoce familial. Il réussit à faire de bonnes affaires au plus grand plaisir de ses parents. La fortune de la famille s’accrut et François dépensa ses deniers sans trop réfléchir.

Quand François avait atteint l’âge de vingt ans environ la guerre éclata entre les villes voisines d’Assise et de Pérouse. Il dut rejoindre les hommes de sa ville pour combattre l’ennemi. Or, sa ville natale fut vaincue et François fut incarcéré à Pérouse. Son père devait engager une somme considérable pour libérer son fils après une année de galère.

François retourna chez ses parents, mais les impressions de la guerre sanglante et de son emprisonnement l’avaient complètement bouleversé. Il cessa de festoyer avec ses copains, de dépenser son argent san réfléchir et de mener une vie de bien-être.

Il se retira de plus en plus et se décida enfin pour un pèlerinage à Rome. La légende nous raconte que, chemin faisant et par pure compassion, il échangea ses vêtements luxueux contre ceux, délabrés, d’un mendiant. Arrivé à Rome, il se mêlait entre les pauvres de la ville et commença à mendier comme eux.

De retour à la maison, il prit des draps dans le magasin de ses parents pour les donner en cadeau aux pauvres de la ville. Il prit même de l’argent de la caisse paternelle pour faire rénover plusieurs églises et chapelles dans les environs.

Son père était fortement déçu de voir son fils changer complètement de mentalité, à tel point qu’il risquait de ruiner le patrimoine familial. Il décida finalement de porter l’affaire en justice et dénonça son propre fils.

Lors du procès qui s’en suivit François se déroba complètement devant les yeux du juge et de toute l’assemblée, montrant ainsi qu’il coupait les ponts avec son père et qu’il renonçait à tout héritage.

Par la suite, il commença une vie d’ermite et à mendier en dehors des mures de sa ville natale. Il soignait les malades et les lépreux et observait des temps de prière étendus dans les nombreuses églises et chapelles de la plaine.

Son lieu de culte préféré était une petite église du nom de Portiuncula. Il avait fait rénover l’édifice avec le denier de son père, et ce fut dans cette église que sa dépouille mortelle fut inhumée.

Dans sa jeunesse, il avait capté une phrase de l’évangile selon saint Mathieu :

« Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. Ne vous procurez ni or, ni argent, ni monnaie à mettre dans vos ceintures, ni sac pour la route, ni deux tuniques, ni sandales ni bâton (...) » (Mt 10, 8-10).

Cette phrase lui servit de résumé pour le reste de sa vie : il portait une simple tunique, et sa ceinture était faite d’un cordon noué.

Il déclinait toute sorte de propriété, il évitait tout contact avec de l’argent, et il se refusait même sandales ou souliers.

Réduit à l’état de mendiant il approcha les gens et les incita à se repentir et à chercher Dieu. Sa façon de se présenter et ses paroles provoquèrent la raillerie chez les uns, d’autres par contre étaient attirés par son discours et le suivirent dans son nouvel ordre religieux, l’ordre des Franciscains, que François venait de créer.

Saint François a vécu ce qu’il prêchait. Ses paroles étaient authentiques, tout comme sa vie était authentique. Sa simplicité radicale et son honnêteté ont fasciné beaucoup de ses contemporains qui ont fini par le rejoindre.

Son approche spirituelle de la pauvreté, de l’amour du prochain et du respect de la création a su enthousiasmer les hommes de son époque. Cette approche n’a rien perdu de sa fascination jusqu’à nos jours.

Par sa vie et son œuvre saint François incarne un idéal que nous peinons à imiter dans sa forme radicale, mais qui peut nous toucher et servir de source d’inspiration.

Profitons du temps de Carême pour accueillir ce grand saint et personnage hors norme et pour le méditer dans nos pensées, dans notre cœur.

Essayons de contempler l’exemple qu’il nous donne et de transformer son message en motivation.


Méditations durant le Carême’26

 
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