"J’aime voir les signes positifs, qui me donnent espoir.

Conférence de Professeur Catherine Chevalier

"J’aime voir les signes positifs, qui me donnent espoir." C’est la phrase de la conférence de Catherine Chevalier du 20 mars au Centre d’Accueil au Belair, qui donne courage aux femmes !
Professeure à l’Université de Louvain-la-Neuve, spécialiste des questions sur le rôle de la femme au sein de l’église catholique, Catherine Chevalier a montré toutes les facettes du diaconat des femmes dans son exposé . Oui. Voici une version plus simple et plus fluide de votre alinéa :
Depuis les débuts du christianisme, des femmes ont joué un rôle important auprès de Jésus puis dans l’Église primitive, notamment dans la catéchèse, l’accompagnement des baptêmes et le service caritatif.

Après le concile Vatican II, certains ministères comme ceux de lecteur et d’acolyte ont été ouverts aux laïcs. Malgré le refus de saint Jean-Paul II d’ouvrir l’ordination sacerdotale aux femmes, la réflexion sur leur participation aux ministères s’est poursuivie. Le pape François a créé deux commissions d’étude sur le diaconat féminin,en 2016 puis par la suite, sans qu’un consensus définitif n’émerge. Le synode sur l’Amazonie a souligné l’importance du service des femmes dans l’Église, et le synode sur la synodalité qui a souligné le rôle des femmes dans les structures de l’Eglise, jusqu’au document final qui a laissé ouverte la question.

Catherine Chevalier fonde cependant beaucoup d’espoir sur le rapport du Groupe 5 du Synode, qui ouvre selon elle une perspective nouvelle. Ce texte rappelle que Dieu a créé l’être humain, homme et femme, à son image. Il s’appuie également sur les paroles de saint Paul dans la Lettre aux Galates : « Il n’y a plus ni Juif ni Grec, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme ; car tous, vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus. »
Pour Catherine Chevalier, ce rapport contient des pistes prometteuses pour l’avenir. Elle souligne notamment que les évêques disposent désormais d’une plus grande liberté pour instituer de nouveaux ministères en fonction des besoins pastoraux de leur diocèse. Elle apprécie aussi la méthode adoptée par le Groupe 5, fondée sur une écoute sincère et ouverte du peuple de Dieu, dans une démarche ascendante — de la base vers les instances de décision — plutôt que descendante, comme cela a souvent été le cas dans l’Église.

Un rapport qui constate clairement le ’malaise’ des femmes, qui avoue que les talents et la vocation des femmes, leur place dans l’Eglise, n’ont toujours pas été reconnus, qu’il n’y a pas de rivalité entre la vocation de mère et épouse, et la vocation du service au peuple de Dieu. Un rapport qui affirme que les hommes et les femmes doivent avoir les mêmes possibilités de se développer.

Le tout est un changement au niveau des mentalités, et ce changement s’opère lentement, mais, on espère, de façon continue.

Rapport Maggy Dockendorf et LL

 
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