Hei kënnt der iech de Parbréif ukucken.
Ici vous pouvez consulter la lettre paroissiale.
800 ANS APRÈS, FRANÇOIS A ENCORE QUELQUE CHOSE À NOUS DIRE
Qu’est-ce qui peut vraiment changer une vie ?
Nous changeons parfois de travail, de maison, de projets. Nous prenons de bonnes résolutions, cherchons à vivre mieux. Pourtant, certaines questions demeurent : qu’est-ce qui peut réellement me rendre heureux ? Qu’est-ce qui donne du sens à ma vie ?
Il y a huit cents ans, François d’Assise s’est lui aussi confronté à ces questions.
Jeune homme, il avait cherché le bonheur dans les plaisirs, la réussite et la reconnaissance. Fils d’un riche marchand, il rêvait d’une vie brillante. Pourtant, quelque chose en lui restait insatisfait. Puis quelque chose a bouleversé sa vie : sa rencontre avec le Christ.
Devant le crucifix de la petite église de Saint-Damien, François entend cet appel : « François, va et répare ma maison. » Il comprend progressivement que le Christ lui demande bien davantage que de restaurer des murs. C’est sa vie qui est appelée à devenir Évangile.
La parole de Jésus prend alors une force nouvelle : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive » (Mt 16,24).
François découvre que l’Évangile n’est pas seulement une parole à écouter, mais une vie à vivre. Celui qui voulait posséder découvre la liberté de donner. Celui qui cherchait la reconnaissance choisit la simplicité. Celui qui éprouvait du dégoût devant les lépreux apprend à s’approcher d’eux. Son regard change parce qu’il a découvert quelqu’un de plus précieux : Jésus Christ.
Huit cents ans plus tard, François demeure étonnamment actuel. Notre monde a changé, mais le coeur humain cherche toujours à être aimé, à trouver la paix et à donner un sens à son existence.
Et si notre vraie richesse n’était pas dans ce que nous possédons, mais dans Celui qui nous aime ? La pauvreté de François n’est pas le mépris des choses, mais la liberté d’un homme qui a trouvé son trésor : « Là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur » (Mt 6,21).
Parce qu’il découvre Dieu comme Père, François regarde les autres comme des frères et des soeurs. Parce qu’il reçoit la vie comme un don, la création devient un chant de louange. Parce qu’il contemple le Christ pauvre et crucifié, il s’approche de ceux que le monde laisse au bord du chemin.
En 2026, l’Église célèbre les 800 ans de la mort de saint François d’Assise. Ce jubilé nous pose une question : et nous, aujourd’hui, que faisons-nous de l’Évangile ?
Peut-être avons-nous quelque chose à laisser derrière nous ou une autre manière d’aimer et de servir à découvrir. Peut-être avons-nous surtout besoin de redécouvrir que le christianisme commence par la rencontre d’un Dieu qui nous aime et nous appelle : « Viens, suis-moi. »
Huit cents ans après sa mort, François continue de nous conduire vers Jésus Christ, qui peut renouveler notre coeur et faire de notre vie un chemin de fraternité, de liberté et de paix.